McGill, une université où les francophones ont leur place

L’Université mise sur sa vibrante communauté francophone dans ses activités de recrutement

Lorsque vient le temps de convaincre des étudiants des CÉGEPS francophones de choisir l’Université McGill afin de poursuivre leurs études de premier cycle, les recruteurs se confrontent à des mythes tenaces.

Joelle Neish, gestionnaire principale du recrutement au premier cycle au sein du Bureau de recrutement, en sait quelque chose. Chaque automne, de la mi-septembre à la mi-décembre, elle sillonne les routes du Québec pour présenter l’Université McGill aux cégépiens.

« On entend encore parfois que McGill est une université privée, plus chère que les autres institutions d’éducation postsecondaire au Québec, réservée aux étudiants ayant fréquenté un CÉGEP anglophone », a-t-elle expliqué au McGill Reporter.

Une grande partie du travail de Mme Neish vise justement à déboulonner ces idées reçues.

Cette année, elle et ses collègues se sont rendus dans quelques 73 CÉGEPS dans le cadre de la mission Destination Universités, une tournée des collèges québécois organisée par 18 universités du Québec.

« Il y a aussi beaucoup d’étudiants francophones qui se demandent si leur niveau d’anglais sera suffisamment bon pour venir à McGill, explique Mme Neish. On fait beaucoup de sensibilisation pour que les étudiants comprennent bien qu’ils peuvent, s’ils le souhaitent, choisir d’écrire tous leurs travaux et leurs examens en français. »

Voici McGill

L’Université organise aussi plusieurs activités de recrutement dans les écoles secondaires, une manière « de rejoindre davantage d’étudiants hésitants afin qu’ils commencent à penser que McGill peut être un choix intéressant pour eux. »

Parce que plusieurs francophones doutent d’être capables de suivre des cours en anglais, le Bureau de recrutement de l’Université organise aussi Voici McGill, une journée où des cégépiens ont l’occasion de passer une journée sur le campus accompagné d’un étudiant mcgillois ayant eu un parcours scolaire semblable au leur. Cette année, l’évènement aura lieu les 8, 9, 14, 15 et 16 janvier.

« C’est une occasion d’échanger avec ces étudiants pour voir comment s’est passée pour eux la transition lors de la première session, dit Mme Neish. Ce genre d’activité permet à plusieurs étudiants de se rendre compte que venir étudier à McGill ne veut pas dire qu’on ne va plus jamais travailler en français et que cela offre une belle occasion de perfectionner ses capacités à communiquer en anglais. »

C’est aussi une belle occasion pour eux de se rendre compte que l’Université McGill a une vibrante communauté francophone.

« De voir qu’il y a plus de 20 % de notre population étudiante qui est francophone, qu’il y a un journal francophone, des associations pour les étudiants francophones, ils finissent bien par voir qu’ils sont chez eux chez nous. En plus, grâce à sa population étudiante qui vient d’un peu partout, McGill offre la possibilité de découvrir tout un monde sans trop être dépaysé, parce que nous sommes d’abord et avant tout une institution québécoise. »

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