Horizon Europe offre aux chercheurs de McGill l’accès au plus important programme de financement de la recherche et de l’innovation au monde

Le Canada ayant récemment adhéré à Horizon Europe en tant que pays associé, les chercheurs de McGill peuvent désormais collaborer à certains volets du programme de financement de la recherche de 95 milliards d'euros sur un pied d'égalité avec les entités des États membres de l'Union européenne et auront accès au financement d'Horizon Europe.

En décembre 2023, le Canada a achevé ses négociations avec l’Union européenne pour permettre aux chercheurs et innovateurs canadiens de participer au programme de financement Horizon Europe. Ce faisant, le Canada est devenu, après la Nouvelle-Zélande, le premier pays non européen à adhérer à Horizon Europe, alors que l’Union européenne cherche à internationaliser le programme. La Corée du Sud deviendra un pays associé dans le courant de l’année. Le Japon et Singapour sont également en discussion pour adhérer au programme.

Le Premier ministre Justin Trudeau a déclaré qu’Horizon Europe « est le plus grand mécanisme de recherche et d’innovation au monde à l’heure actuelle », à la suite d’une visite dans l’UE l’année dernière. L’enveloppe totale du programme s’élève à 95,5 milliards d’euros (soit environ 140 milliards de dollars canadiens), ce qui en fait le plus grand fonds de ce type au monde. Les projets de recherche collaborative peuvent être soutenus à hauteur de 20 millions d’euros (29 millions de dollars canadiens).

Groupes thématiques

Le Canada étant un pays associé, les chercheurs canadiens peuvent désormais diriger et rejoindre des consortiums de projets Horizon Europe dans le cadre du « Pilier II : Défis mondiaux et compétitivité industrielle européenne », qui comprend six groupes thématiques, chacun s’attaquant à des questions sociétales spécifiques et renforçant la compétitivité industrielle de l’Europe :

  • Santé
  • Culture, créativité et société inclusive
  • Sécurité civile pour la société
  • Numérique, industrie et espace
  • Climat, énergie et mobilité
  • Alimentation, bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement

Tout cela est une bonne nouvelle pour les chercheurs de McGill, car cela leur donne accès à encore plus d’occasions d’améliorer leurs recherches et leurs innovations grâce à des partenariats mondiaux.

Des collaborations fructueuses

Les chercheurs de McGill ne sont pas étrangers à la collaboration avec leurs homologues européens ; il existe une longue histoire de projets de recherche conjoints entre les deux parties.

Eva Kehaiya, professeure agrégée à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie, fait partie de ces chercheurs. Depuis 2020, elle participe au projet VITALISE (Virtual Health and Well Being Living Lab Infrastructure) financé par Horizon 2020, le prédécesseur d’Horizon Europe, et depuis 2022 au projet RAISE, financé par Horizon Europe.

« Les projets ont ouvert la voie à des collaborations fructueuses avec des partenaires européens et ont favorisé la participation à des projets transnationaux sur la santé et le bien-être », a-t-elle expliqué. « Nous avons contribué à la conception d’outils TIC de pointe, au partage des connaissances et à la formation des chercheurs, et nous en avons bénéficié. Nous avons également créé des processus harmonisés qui permettent un travail collaboratif fluide et le transfert d’informations à travers les continents. »

Comment puis-je poser ma candidature ?

Compte tenu de l’ampleur de l’opportunité et de l’historique des collaborations réussies, la prochaine question que les chercheurs se poseront sera : comment puis-je poser ma candidature ? C’est pourquoi le bureau du vice-président (recherche et innovation) a préparé une série d’informations et de ressources pour les aider, qui peuvent être consultées sur le site web.

Un message important pour les personnes intéressées : bien que les appels à propositions soient nombreux et que les fonds disponibles soient généreux, les exigences fixées par l’UE sont différentes de celles auxquelles les chercheurs peuvent être habitués avec les subventions canadiennes. Les projets du deuxième pilier sont de grande envergure, avec de multiples partenaires, et nécessitent une planification et un temps de préparation importants.

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