Une formation de calcite rare découverte sur le site du Parc du développement durable

Le Département des sciences de la Terre et des planètes de l’Université McGill l’étudie dans le cadre de recherches portant sur l’île de Montréal
Une formation de calcite
Une formation de calcite.

Une roche présentant une veine de calcite blanche « en pétales », une structure rare, a été extraite du chantier du futur Parc du développement durable de l’Université McGill.

Fixé à un morceau de pierre grise, ce bloc rocheux de la taille d’un four à micro-ondes a été découvert par des travailleurs de la construction au nord de l’avenue des Pins.

« L’équipe a eu toute une surprise, dit Cynthia Lee, conseillère principale, Stratégie et opérations pour le projet du Parc du développement durable de l’Université McGill. Le spécimen est complètement différent de la roche gris foncé que nous avons extraite jusqu’à maintenant. Une belle découverte. »

Morgann Perrot, chargée d’enseignement au Département des sciences de la Terre et des planètes, et Claire Musajo, doctorante en stratigraphie, ont prélevé des échantillons à l’endroit où le spécimen a été découvert afin d’en savoir plus sur son environnement.

Elles pensent que la structure de calcite a été créée il y a environ 120 millions d’années, après la formation du mont Royal. Les roches environnantes datent d’environ 450 millions d’années.

Bien que la calcite soit un minéral courant, les spécimens présentant des formes de pétales bien structurées sont rares. « On ne voit pas ça souvent sur le terrain. Ce n’est que la deuxième fois que ça m’arrive », indique Morgann Perrot.

« Ce sont des monocristaux à la morphologie régulière, avec des faces nettes et distinctes. La calcite se présente souvent en fines couches blanches cristallines, mais les cristaux sont généralement trop peu développés pour être visibles à l’œil nu. Dans le spécimen trouvé, les cristaux ont eu juste assez de temps et d’espace pour produire des faces distinctes. Des impuretés ou un changement dans les conditions environnantes leur ont donné cet aspect semblable à des pétales. »

Le résultat est remarquable. « C’est le genre de roche qu’on admire dans un musée », renchérit Claire Musajo.

On prévoit déjà d’exposer cette fleur de calcite, probablement au Parc du développement durable de l’Université McGill lorsque sa construction sera achevée.

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