Une étudiante représente l’Université McGill à la finale d’un concours d’éloquence en français

Salomé Bourdet-Menoreau, qui s’est classée quatrième, est cofondatrice et présidente du club étudiant McGill Éloquence
Salomé Bourdet-Menoreau
Salomé Bourdet-Menoreau

Salomé Bourdet-Menoreau aime manier la langue française avec originalité, entre jeux de mots, joutes verbales et exploration du rythme et de la rime. Originaire de France, elle a pu mettre en pratique sa créativité linguistique à l’Université McGill à de nombreuses reprises.

Salomé Bourdet-Menoreau est cofondatrice et présidente de McGill Éloquence, club étudiant francophone consacré à l’art oratoire et à la prise de parole en français.

Elle a également participé à « Délie ta langue! », concours d’éloquence réunissant des étudiantes et étudiants de 14 universités canadiennes, auquel ont pris part huit membres de la communauté mcgilloise. Salomé Bourdet-Menoreau, qui représentait officiellement l’Université McGill, a terminé quatrième.

« J’ai choisi d’étudier à McGill parce que je voulais rencontrer des personnes venues d’ailleurs, mais j’avais aussi hâte de m’enraciner dans la communauté francophone, explique Salomé Bourdet-Menoreau. Je savais que je pourrais m’y sentir chez moi. »

 

Épanouissement en français

Avant de présenter une demande à l’Université McGill pour étudier en sciences politiques, Salomé avait déjà visité Montréal : elle avait aimé la ville, connaissait l’excellente réputation de l’Université McGill et affirme avoir pleinement profité de son voyage.

« Ça a été difficile de quitter la France, mais j’ai noué de belles amitiés et vécu des expériences marquantes – j’adore cet endroit », dit-elle.

Ayant déjà participé à un concours d’éloquence au secondaire, elle a cofondé le club de McGill avec Chloé Zheng-Lucas afin d’offrir aux francophones un espace pour s’exprimer dans leur langue. Le groupe a organisé des ateliers, des concours annuels et des conférences sur des sujets variés, tels que les stratégies pour réussir ses entretiens d’embauche ou pour enrichir son vocabulaire.

« C’est un lieu de création où l’on peut s’exprimer en français, souligne Salomé Bourdet-Menoreau. J’aime la combinaison de l’écriture et de la prise de parole : on lance ses idées et on formule ce que l’on veut dire. »

Cette année marquait la première participation de l’Université McGill à « Délie ta langue! », concours invitant des personnes étudiantes au premier cycle à préparer un discours de cinq minutes autour d’une expression française liée à un enjeu de société. Salomé a choisi l’expression « mettre un cautère sur une jambe de bois » et l’a mise en parallèle avec l’environnement.

« J’ai posé ma candidature pour me lancer un défi, explique-t-elle. Le niveau était très élevé : tous les discours étaient excellents. »

Sa réussite témoigne de la richesse des talents francophones à l’Université McGill, source de fierté pour Natallia Liakina, vice-provost au rayonnement du français.

« La prestation de Salomé Bourdet-Menoreau illustre la capacité de nos étudiantes et étudiants à réfléchir aux enjeux de société avec rigueur et créativité, et montre qu’à l’Université McGill, le français est un véhicule efficace pour l’expression et la prise de parole, affirme Natallia Liakina. L’Université offre de nombreuses activités pour vivre et s’exprimer en français, ce qui permet aux étudiants d’améliorer leur maîtrise de la langue dans des contextes variés. »

Salomé Bourdet-Menoreau