Un nouveau chef de la sécurité en poste à l’Université McGill

« Le dialogue et les partenariats sont les meilleurs moyens de protéger la liberté d’expression et la mission de l’Université, et d’assurer sa sécurité », déclare Tom O’Neill
« Dès le premier jour, je serai sur le campus pour écouter la communauté, engager le dialogue avec elle et gagner sa confiance, bref, pour faire de McGill une université plus sûre. »

Lorsque l’Université McGill a approché Tom O’Neill pour lui proposer le poste de chef de la sécurité, ce dernier n’était pas à la recherche d’un nouvel emploi. Il aimait son travail dans le domaine de la sécurité chez Hydro-Québec, mandat qu’il avait accepté après une longue carrière au sein de la Gendarmerie royale du Canada, laquelle avait débuté sur les côtes de la Nouvelle-Écosse.

Le défi l’a toutefois interpellé.

« J’y ai vu une occasion de me rendre utile, de mettre à contribution mon expérience tant en relations communautaires qu’en gestion de questions sensibles ou politiques. Et j’avoue que la possibilité de travailler pour une université de renommée mondiale comme McGill tout en demeurant à Montréal me souriait énormément », a déclaré le nouveau chef de la sécurité.

« L’Université McGill est vraiment un fleuron québécois… et canadien! », a-t-il ajouté, dans un français impeccable.

 

La sagesse du terrain

« Peu importe le milieu dans lequel on travaille – qu’il s’agisse d’une zone de conflit international ou d’un petit village des Maritimes – il est essentiel d’aller à la rencontre des gens et de connaître leurs préoccupations », affirme Tom O’Neill.

« J’ai commencé ma carrière à l’île du Cap-Breton, il y a plus de 30 ans, mais j’aime penser que, parce que je me suis investi auprès d’eux, les gens du coin se souviennent peut-être encore de moi. J’étais l’agent de la Gendarmerie, mais aussi l’entraîneur de l’équipe de basket-ball et la personne qui prenait au sérieux les plaintes au sujet d’un vol de lessive ou d’aboiements de chiens. »

Même dans les contextes où la police pouvait être perçue comme un adversaire, c’est par le dialogue qu’on obtenait les meilleurs résultats, a constaté Tom O’Neill.

« Prenons, par exemple, le sommet des dirigeants nord-américains de 2007, à Montebello. L’événement a attiré beaucoup de gens, et les motivations de tout ce beau monde étaient très variées. Nous sommes donc allés au-devant du plus grand nombre de groupes possible pour voir comment concilier leurs objectifs avec nos normes de sécurité. Ces échanges ont été très constructifs. »

Il est, dit-il, un défenseur de longue date de la liberté d’expression.

« Je me suis parfois retrouvé dans des situations où j’ai dû expliquer à de puissants représentants étrangers qu’en territoire canadien, les manifestants avaient tout à fait le droit de s’exprimer librement et pacifiquement. Je leur ai poliment expliqué que s’ils ne pouvaient tolérer une manifestation légale, nous pouvions les raccompagner à l’aéroport. »

 

Un nouvel environnement

Malgré sa vaste expérience, Tom O’Neill est conscient que le contexte universitaire est unique en son genre et que McGill est particulièrement diversifiée et complexe.

« Je suis très heureux que Tom ait accepté de se joindre à l’Université McGill. Sa nomination fait suite à une période de réflexion et de dialogue au sein de l’établissement. Certains ont réclamé des mesures de sécurité plus strictes, tandis que d’autres ont exprimé des doléances au sujet de la visibilité du personnel de sécurité. Cependant, il y a un point sur lequel tous semblaient s’entendre, et c’est la nécessité d’un changement », a déclaré le recteur de l’Université McGill, Deep Saini.

« L’expérience de Tom sera bénéfique pour l’Université et nous aidera à trouver un équilibre entre la protection de la vie universitaire et le bien-être de la communauté, en veillant à ce que les activités d’enseignement, d’apprentissage et de recherche se déroulent dans un climat ouvert, respectueux et propice à la circulation des idées », a ajouté le recteur.

Tom O’Neill se dit impatient d’entrer en fonction à titre de chef de la sécurité, à la mi-septembre.

« C’est un privilège d’assumer cette fonction à McGill. J’ai l’intention de travailler en étroite collaboration avec les étudiants, les professeurs et le personnel afin qu’ils puissent mener leurs activités d’enseignement, de recherche et d’apprentissage en toute sécurité », souligne-t-il.

« Dès le premier jour, je serai sur le campus pour écouter la communauté, engager le dialogue avec elle et gagner sa confiance, bref, pour faire de McGill une université plus sûre. »