Stéphanie H. Leclerc remporte un prix national grâce à son leadership en approvisionnement responsable

« L’acquisition de biens et de services, qu’ils soient petits ou grands, façonne le monde dans lequel nous vivons, et McGill peut vraiment changer la donne en faisant les bons choix »
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Stéphanie H. Leclerc

 

Le 10 juin dernier, Stéphanie H. Leclerc, gestionnaire du programme en approvisionnement responsable  de l’Université McGill, a reçu le Prix du leader émergent de l’Association canadienne du personnel administratif universitaire (ACPAU) pour son travail en faveur du  développement durable. .

Elle a contribué à positionner l’Université McGill comme l’un des chefs de file internationaux en approvisionnement responsable durable, processus qui consiste à prendre des décisions d’achat en cherchant à réduire au minimum les répercussions négatives sur l’environnement et la société, et à obtenir des retombées favorables.

« Stéphanie incarne parfaitement le concept de leader émergente, affirme Nathalie Laporte, directrice générale de l’ACPAU. Son adhésion pleine et entière à l’approvisionnement responsable, associée à son approche collaborative et à son influence à l’échelle nationale, la place parmi la crème des professionnels du milieu universitaire au Canada. »

 

Dix ans d’avance sur la concurrence

L’approvisionnement responsable  à l’Université McGill est une tâche colossale : l’Université compte plus de 12 000 fournisseurs et dépend de chaînes d’approvisionnement mondiales complexes.

Au cours d’une journée typique, Stéphanie peut être amenée à étudier les répercussions sociales et environnementales du cycle de vie des produits, à rédiger des clauses contractuelles en approvisionnement responsable, à rendre compte des efforts visant à prévenir le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement, à consulter des spécialistes ou à collaborer avec d’autres établissements d’enseignement au Québec et au Canada.

« L’acquisition de biens et de services, qu’ils soient petits ou grands, façonne le monde dans lequel nous vivons, et McGill peut vraiment changer la donne en faisant les bons choix », souligne Stéphanie, titulaire d’un doctorat en politique environnementale. « C’est formidable que les gens à McGill apprécient et valorisent ce travail. »

« L’Université McGill participe souvent à des achats groupés avec d’autres établissements, et j’ai parfois l’impression que nous avons dix ans d’avance en termes d’expérience, poursuit-elle. Nous devons renforcer les capacités et former d’autres organisations si nous voulons continuer à progresser et avoir une réelle influence sur le marché. » Comme les universités ont souvent les mêmes fournisseurs, « tout ce que je fais pour apporter des changements favorables dans notre chaîne d’approvisionnement profite à d’autres établissements partout au Canada, et vice versa. »

Ses efforts ont permis à l’Université McGill d’obtenir les meilleures notes dans des classements mondiaux en développement durable, tels que le palmarès universitaire mondial QS, le répertoire des campus durables (Sustainable Campus Index) et le programme STARS de l’Association for the Advancement of Sustainability in Higher Education (AASHE).

Cette approche collaborative n’est qu’une des raisons pour lesquelles François Pouliot, directeur principal des Services de l’approvisionnement, a proposé la candidature de Stéphanie pour ce prix.

« Stéphanie a assumé un rôle de leader qui va bien au-delà des attributions de son poste, dit-il. Ses réalisations ont fait de l’Université McGill un véritable chef de file de l’approvisionnement responsable parmi les universités canadiennes. »

La lauréate est très fière du rôle de pionnière que joue l’Université McGill et espère que cette réputation inspirera d’autres initiatives au sein de la communauté mcgilloise.

« Tous ceux qui dépensent les fonds de McGill peuvent contribuer à la réduction des risques sociaux et environnementaux, et amener des retombées favorables en achetant de manière stratégique, soutient-elle. En fin de compte, les dépenses publiques façonnent notre économie et ont des répercussions directes sur les écosystèmes, le climat et le bien-être des générations actuelles et futures. »