Qui élira domicile au Parc du développement durable?

La direction académique du Parc lance un appel à manifestation d’intérêt à toutes les facultés.
Diamond Schmitt/Lemay Michaud Architects

L’architecture du Parc du développement durable de l’Université McGill étant établie depuis un certain temps, l’heure est désormais à la planification de l’occupation des lieux.

Comme des recherches liées au développement durable sont menées dans toutes les facultés de l’Université, l’équipe académique du Parc a mis en place un processus structuré pour évaluer la meilleure façon d’y regrouper les futurs occupants.

« Dès le départ, le Parc du développement durable a été conçu pour favoriser la recherche interdisciplinaire, plutôt que pour accueillir une seule faculté », explique Christopher Buddle, le nouveau premier vice-provost aux études.

« Pour déterminer qui devrait s’y installer, nous avons défini un ensemble de principes et de critères : nous cherchons à concilier une forte adhésion aux principes de développement durable, des projets compatibles avec les infrastructures de laboratoire, et une expérience et un intérêt avérés en collaboration interdisciplinaire. Nous voulons également optimiser l’utilisation des espaces à l’échelle de l’Université et éviter des déménagements ou des interruptions susceptibles de fragiliser des équipes de recherche bien établies », ajoute-t-il.

À mesure que les travaux avancent, l’équipe garde aussi en tête les considérations financières, la compétitivité à long terme en recherche et la capacité d’obtenir du financement.

Une planification guidée par les besoins en recherche

« Pour orienter notre démarche, nous avons divisé la planification de l’occupation en trois phases. La première, que nous achevons, porte sur les sciences naturelles et le génie, des domaines appelés à constituer le noyau des laboratoires du Parc. Nous avons aussi inclus des disciplines hors STIM, comme à l’École de politiques publiques Max Bell, qui présentent un fort potentiel d’adhésion au modèle collaboratif du Parc », explique Rees Kassen, directeur académique du Parc.

« En analysant les thématiques de recherche et les regroupements interdisciplinaires, nous avons pu bien cerner les besoins techniques liés aux laboratoires », précise-t-il.

Anna Bendix, directrice de la planification et du développement du Parc, participe à la conception du complexe depuis le début. Une part essentielle de son travail consiste à comprendre les besoins définis par l’équipe académique et à adapter les laboratoires en conséquence. Pour ce faire, elle a mené des consultations exploratoires auprès de membres de la communauté de recherche de McGill.

« Nous renversons le modèle traditionnel de construction de locaux universitaires », souligne la directrice, qui possède une vaste expérience dans le domaine.

« Nous avons imaginé des espaces très stimulants en fonction des activités et du travail d’équipe. Cette approche diffère de la conception classique des laboratoires expérimentaux. Plutôt que de nous appuyer sur une conception prédéfinie des laboratoires, nous avons privilégié une approche axée sur la souplesse et sur les besoins futurs en recherche, notamment sur le plan des infrastructures. »

Bien que le budget impose certaines limites, Anna Bendix estime qu’à l’issue du processus de planification, le complexe pourra répondre à une vaste gamme de besoins en laboratoires de recherche de pointe, notamment grâce à des plateformes technologiques partagées.

Manifestations d’intérêt de la communauté de recherche

Ce mois-ci, l’équipe du Parc est entrée dans la deuxième phase de planification de l’occupation des laboratoires : la collecte et l’évaluation des manifestations d’intérêt des facultés. Les doyens et doyennes travailleront directement avec leurs unités universitaires à l’élaboration de leurs manifestations d’intérêt, en attirant l’attention sur les regroupements interdisciplinaires existants ainsi que sur les chercheuses et chercheurs principaux intéressés œuvrant en sciences, en technologies, en ingénierie et en mathématiques (STIM).

« Nous avons déjà repéré de petites unités qui cadreraient bien avec la mission de recherche du Parc. Nous recueillons maintenant des informations supplémentaires auprès de chercheurs principaux s’intéressant notamment aux sciences de l’agriculture et de l’environnement, aux arts, à la médecine et aux sciences de la santé, indique Rees Kassen.

Nous recherchons des manifestations d’intérêt qui témoignent de l’engagement des chercheurs à l’égard de la collaboration interdisciplinaire et de leur volonté de travailler dans des environnements communs, décloisonnés. Nous souhaitons également que les chercheurs nous disent comment ils pourraient tirer parti des nouveaux pôles ReACT du Parc », ajoute-t-il. ReACT, qui signifie « de la recherche à l’action », désigne le modèle collaboratif du Parc, fondé sur une approche de résolution de problèmes.

Considérations et processus décisionnel

Les chercheurs, les chercheuses et leurs facultés d’attache doivent prendre certains éléments en compte avant de faire une demande de locaux dans le nouveau complexe.

« Il n’y aura pas de laboratoires à usage général dans le Parc.  Par ailleurs, nous aurons des contraintes d’espace, même si nous voyons grand, rappelle Christopher Buddle. Nous anticipons un fort intérêt, et les chercheurs qui s’installeront au Parc devront libérer leurs locaux actuels au profit d’autres équipes. Dans l’ensemble, McGill a besoin de plus d’espaces de recherche, et le Parc s’inscrit dans une solution globale. »

Les décisions relatives à l’occupation seront prises selon une démarche structurée : une fois que les doyens et doyennes auront soumis leurs manifestations d’intérêt, l’équipe de planification du Parc procédera à une validation technique. Si cette validation est concluante, le dossier sera transmis à l’équipe académique, qui formulera ses recommandations, puis au Bureau de la provost, qui rendra la décision finale.