Parmi l’offre de l’École de musique Schulich cette saison : opéras, symphonies et concerts de jazz

« En faisant de la ville notre scène, nous avons pu maintenir le niveau d’excellence artistique et pédagogique qui définit l’École de musique Schulich. »
Opéra McGill au Théâtre Paradoxe. (photo: Stephanie Sedlbauer)

L’École de musique Schulich vit en ce moment sa deuxième saison nomade, offrant aux mélomanes l’occasion de découvrir de nouveaux lieux ainsi que des talents émergents.

Bien qu’elle utilise encore certains locaux de McGill, notamment la salle Redpath, la Salle multimédia et la salle Tanna Schulich, l’École reste privée de sa plus grande salle jusqu’à l’automne prochain, alors que la salle Pollack subit d’importantes rénovations. Entre-temps, les concerts doivent continuer d’avoir lieu !

Forte d’une saison itinérante déjà derrière elle, l’École Schulich a réussi à tisser des liens encore plus étroits avec le milieu culturel montréalais – notamment le réseau des Maisons de la culture – et avec un public élargi.

« Si la rénovation de la salle Pollack a posé des défis, elle a aussi créé de précieuses occasions », affirme Danielle Gaudry, directrice du département d’interprétation, directrice artistique et cheffe de l’Orchestre à vent de McGill.

« En se produisant aux quatre coins de la ville, nos étudiantes et étudiants ont pu découvrir un large éventail d’acoustiques et de contextes artistiques — des églises patrimoniales à certaines des salles les plus emblématiques de Montréal, parfois situés dans des quartiers qu’ils n’auraient peut-être pas explorés autrement », poursuit-elle.

« Étant relativement nouvelle à Montréal, me produire dans différents lieux à travers la ville m’a donné l’occasion de découvrir des quartiers et de manger dans des restaurants où je ne serais peut-être jamais allée autrement, tout en partageant la musique et en contribuant au rayonnement de nos ensembles auprès de communautés situées l’extérieur de l’École Schulich », explique Brittany Barry, cheffe d’orchestre étudiante au doctorat en musique.

 

Des opéras, des symphonies et du jazz à prix abordables

Les Schulich Singers, le Chœur de l’Université McGill et l’Orchestre symphonique de McGill à la Maison symphonique.Tam Photography

Pour la saison 2025-2026, les propositions et les lieux sont encore plus variés que l’an dernier. Les étudiants se produisent dans certaines des meilleures salles de Montréal, notamment la Maison symphonique, l’église Saint-Jean-Baptiste et la superbe – mais moins connue – salle Marguerite-Bourgeoys, dans Ahuntsic.

« En faisant de la ville notre scène, nous avons pu maintenir le niveau d’excellence artistique et pédagogique qui définit l’École de musique Schulich », souligne Danielle Gaudry.

À la fin du mois, Opéra McGill et l’Orchestre symphonique de McGill présenteront au Monument-National The Rape of Lucretia de Benjamin Britten. Opéra McGill offrira également des prestations en mars avec l’Orchestre baroque de McGill : Alcina de Handel, au Théâtre Paradoxe. Les deux représentations offrent des billets à 40 $, un prix bien inférieur à la norme pour des productions d’opéra de ce calibre.

Pour la Saint-Valentin, l’Orchestre symphonique de McGill mettra en vedette trois interprètes lauréats de concours de l’École comme solistes de concerto, ainsi que la création d’une œuvre d’un quatrième lauréat, lors d’un concert à la salle Pierre-Mercure.

En avril, moment fort de la saison : l’Orchestre symphonique de McGill, le Chœur de chambre Schulich et le Chœur universitaire de McGill monteront sur la scène de la Maison symphonique.

C’est aussi un excellent moment pour être amateur de jazz : des combos de jazz gratuits sont proposés chaque semaine – notamment au bar Upstairs – tandis que les Ensembles de chambre jazz de McGill et les Orchestres de jazz de McGill présentent régulièrement leurs prestations à la salle Tanna Schulich.

 

Expérience en enregistrement et accessibilité

Les concerts ne sont pas la seule activité touchée par la fermeture temporaire de la salle Pollack. Le programme d’enregistrement sonore de l’École en ressent également les répercussions. Là encore, professeurs et étudiants tirent parti de la situation.

« Pour les étudiantes et étudiants de notre maîtrise en enregistrement sonore, le fait d’enregistrer des concerts dans une diversité de lieux représente une occasion d’apprentissage pratique inestimable », indique Richard King, professeur d’enregistrement sonore.

« Travailler dans des environnements acoustiques et techniques variés leur permet de développer la polyvalence et la capacité d’adaptation requises dans l’industrie audio d’aujourd’hui. »

En plus d’être un domaine d’étude, l’enregistrement est aussi un moyen de rendre les prestations accessibles à des publics variés – une priorité pour l’École de musique Schulich. Si la présentation de concerts abordables dans divers lieux permet à de nouveaux publics de découvrir la musique vivante, les webdiffusions en direct de l’École et la mise en ligne des concerts sur sa chaîne YouTube constituent également des moyens importants d’assurer l’accessibilité.