L’Université McGill lance un programme de compensation pour les voyages en avion afin de réduire son empreinte carbone

L’Université s’est associée à Planetair, fournisseur canadien de solutions de compensation carbone certifiées Gold Standard  

Un parc éolien

Soucieuse de parvenir à la carboneutralité d’ici 2040, l’Université McGill lance un programme de compensation carbone pour les voyages en avion.

Ainsi, à compter du 1er mai, les frais de transport aérien imputés aux comptes FOAPAL dont le numéro commence par « 1 » (fonds non affectés de type 1) feront obligatoirement l’objet de frais compensatoires portés au fonds.

Les voyageurs aériens dont les frais sont imputés à tout autre type de fonds, y compris les fonds de recherche, seront invités à compenser volontairement les émissions liées à leurs déplacements en avion et à demander un remboursement par l’entremise de Workday Expenses.

La compensation vise les voyages aériens inévitables liés aux activités universitaires; en effet, l’Université continuera d’encourager les membres du personnel, du corps enseignant et de la population étudiante à opter pour des solutions à faibles émissions de carbone : visioconférences, train, regroupement des déplacements, etc.

« Le lancement de ce programme marque une étape importante vers la carboneutralité, se réjouit François Miller, directeur général du développement durable à l’Université. Il nous permet de compenser les émissions liées aux déplacements aériens inévitables, tout en continuant de préconiser l’adoption, dans la mesure du possible, de solutions sobres en carbone. C’est une responsabilité qui incombe à chacun et chacune d’entre nous. »

Environ 13 % des émissions de gaz à effet de serre de l’Université sont imputables aux voyages en avion; la mise en place d’un programme de compensation carbone pour ces déplacements est l’une des initiatives phares de la Stratégie sur le climat et le développement durable de McGill (2025-2030).

 

Modalités du programme

L’achat de crédits compensatoires – qui financent, par exemple, des initiatives en matière d’énergies renouvelables – permet de compenser l’impact environnemental des voyages en avion.

Le programme de compensation carbone de l’Université McGill est dirigé par le Bureau du développement durable, en collaboration avec les Services financiers et les Services de l’approvisionnement.

Après l’entrée en vigueur du programme, des frais compensatoires trimestriels, calculés en fonction des tarifs aériens inscrits dans Workday Expenses, seront portés automatiquement aux comptes FOAPAL dont le numéro commence par « 1 », c’est-à-dire les fonds non affectés. On estime que les frais correspondent à environ 2 % des dépenses en billets d’avion. Les fonds recueillis dans le cadre du programme serviront à l’achat de crédits carbone auprès de Planetair, fournisseur approuvé par l’Université.

Les personnes qui portent le prix de leurs billets d’avion à d’autres fonds seront encouragées à compenser l’impact environnemental de leurs déplacements en achetant des crédits carbone directement auprès de Planetair. Si l’achat du billet d’avion est considéré comme admissible, la compensation carbone constituera, elle aussi, une dépense admissible.

Vous trouverez dans le tableau ci-après des exemples d’émissions et de coûts pour des vols fréquents au sein de la communauté mcgilloise :

Destination Équivalent en dioxyde de carbone Tarif aérien Coût des crédits carbone
Boston 0,1 tonne métrique 500 $ 2,50 $
Vancouver 0,6 tonne métrique 500 $ 16 $
Londres 0,9 tonne métrique 900 $ 22,50 $

Les compensations, dont le suivi sera centralisé dans Workday Expenses, seront intégrées à l’inventaire annuel des émissions de gaz à effet de serre de l’Université, ce qui permettra de rendre compte en toute transparence des progrès de l’établissement vers la carboneutralité.

 

Pourquoi avoir choisi Planetair?

Planetair, organisme à but non lucratif établi au Québec, compose des portefeuilles de projets de compensation carbone certifiés Gold Standard, ce qui garantit un haut niveau d’intégrité environnementale. Ces projets portent sur l’efficacité énergétique, la récupération du méthane, les énergies renouvelables et les initiatives communautaires.

La qualité des portefeuilles de compensation carbone de Planetair a été saluée par la Fondation David Suzuki et par Protégez-Vous, magazine voué à la protection des consommateurs.

« Vu l’urgence de la lutte contre les changements climatiques, l’Université McGill adopte les principes d’Oxford en matière de compensation carbone. Cela signifie que nous donnons la priorité aux mesures de compensation qui apportent des avantages climatiques concrets à court terme, explique Divya Sharma, agente, Climat et biodiversité au Bureau du développement durable. En nous associant à Planetair, nous pouvons satisfaire cet objectif tout en épaulant une organisation québécoise. »

 

Un programme bien accueilli à McGill

Ce programme fait le bonheur d’Elena Bennett, professeure titulaire au Département des sciences des ressources naturelles et à l’École de l’environnement Bieler.

Elena Bennett
Elena Bennett

La Pre Bennett est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sciences de la durabilité et directrice du ResNet du CRSNG, groupe de recherche assurant la surveillance, la modélisation et la gestion des services écosystémiques du Canada dans une optique de durabilité et de résilience.

« Ce programme me réjouit, déclare Elena Bennett. Il montre qu’à McGill, la lutte contre les changements climatiques, c’est du sérieux. »

Les chercheuses et chercheurs du ResNet sont appelés à se déplacer, certes, mais la Pre Bennett prône depuis longtemps le recours à des solutions douces pour l’environnement, comme le covoiturage pendant les congrès, le train et l’achat de crédits carbone.

« Ce programme facilitera la vie aux personnes qui, depuis longtemps, ont l’habitude d’acheter des crédits carbone, fait-elle observer. Bien sûr, les professeurs doivent voyager pour leur travail, mais nous devons tout faire pour réduire le plus possible l’impact de ces déplacements sur la planète. Je suis tellement contente de voir que l’Université fait ce qu’il faut pour nous appuyer dans cette démarche! »

Pour en savoir davantage sur le programme, rendez-vous à www.mcgill.ca/offsetting.