
L’Université McGill a accueilli la semaine dernière une délégation de rectrices et recteurs d’universités suédoises, venus au Québec pour se familiariser avec le système d’enseignement supérieur de la province et examiner des possibilités de renforcer la coopération dans certains domaines, comme l’intelligence artificielle, les sciences de la vie et les technologies énergétiques propres.
« Nous cherchions à mieux comprendre la structure, le financement et la gestion des systèmes d’enseignement supérieur québécois et canadien. Il s’agissait d’un de nos principaux objectifs », indique Hans Adolfsson, recteur de l’Université de Stockholm et président de l’Association of Swedish Higher Education Institutions. « Nos échanges ont jeté des bases de collaboration solides, et nous avons bon espoir qu’elles mènent à des partenariats concrets. »
Série d’échanges de l’unité Relations internationales
Les visites, les réunions et les discussions du 25 mars s’inscrivaient dans la Série des Rendez-vous internationaux de l’Université McGill, organisée par l’équipe de la vice-rectrice aux relations internationales, Anja Geitmann.
Selon la vice-rectrice, cette initiative répond aux priorités fondamentales de l’Université McGill relatives au renforcement de ses liens de collaboration avec des établissements européens, notamment dans les pays nordiques, ainsi qu’aux priorités plus générales des équipes de recherche et des gouvernements.
« Nous nous efforçons de mettre en place des partenariats internationaux fructueux, afin de stimuler l’excellence en recherche dans les domaines prioritaires et les écosystèmes d’innovation. Ces échanges vont dans le même sens que la déclaration d’août 2025 sur le Partenariat stratégique Canada-Suède, dans laquelle le Canada se propose de renforcer la coopération bilatérale avec la Suède », précise Anja Geitmann.
« Cette visite témoigne de la volonté de l’Université McGill de renforcer ses partenariats internationaux et de faire progresser des priorités essentielles pour l’avenir du Québec, indique Deep Saini, recteur et vice-chancelier de l’Université McGill.
En officialisant ce partenariat stratégique, nous mettons en évidence les domaines qui seront déterminants pour l’avenir et qui se prêtent fort bien à la collaboration, notamment au sein du programme Horizon Europe. Ces domaines comprennent l’aérospatiale et la défense, l’énergie nucléaire, les minéraux critiques et les technologies énergétiques propres, ainsi que l’innovation numérique et l’intelligence artificielle. »
Les partenariats interuniversitaires en vedette
Compte tenu de l’intérêt suscité par la recherche en intelligence artificielle, la délégation suédoise a commencé la journée par une visite de Mila, qui lui a permis de mieux comprendre le modèle de direction et de gouvernance de cet institut interuniversitaire de recherche en IA.
L’Université McGill compte déjà parmi ses principaux collaborateurs des chercheuses et chercheurs suédois en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM). Cette visite a néanmoins permis d’approfondir les discussions sur l’enseignement supérieur et la recherche collaborative, notamment grâce à des présentations sur certains des thèmes d’excellence en recherche mis de l’avant dans le nouveau Plan de recherche stratégique de l’Université McGill.
En plus de découvrir certains des travaux de recherche menés à McGill, les recteurs en visite ont pu échanger avec des homologues et des délégations de huit établissements québécois, dont le recteur de l’Université de Montréal, Daniel Jutras, qui a dirigé une table ronde sur la capacité des universités à s’adapter dans un contexte de bouleversements mondiaux.
Étaient également présentes Paule De Blois, sous-ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, et Janice Bailey, vice-présidente recherche – direction scientifique secteur Nature et technologies du Fonds de recherche du Québec.
« L’Université McGill s’engage à promouvoir des travaux de recherche porteurs, qui stimulent l’innovation et appuient les priorités nationales et provinciales, déclare Dominique Bérubé, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation de l’Université McGill.
Les échanges avec des pays comme la Suède contribuent à la réalisation de ces objectifs en mettant en relation des chercheurs canadiens et des partenaires internationaux unis par leur quête de l’excellence et de concrétisation du savoir. »