L’importance de se salir les mains …. littéralement

Les stages d’été permettent aux étudiantes et étudiants d’explorer des parcours professionnels en agriculture durable et d’acquérir de nouvelles connaissances précieuses 
Catherine Lebrun and Vincent Piette
Vincent Piette et Catherine Lebrun

Catherine Lebrun (B. Sc. agr. et env. 2029) et Vincent Piette (B. Sc. agr. et env. 2028) découvrent toute l’importance de se salir les mains… littéralement.

Inscrits au programme Systèmes agricoles durables au campus Macdonald, Catherine et Vincent sont payés pour mettre en pratique, dans le cadre de leur premier stage, les connaissances acquises pendant la première année. Les stages pratiques sont un volet obligatoire de leur programme.

Les étudiants ont tous deux revu leurs plans de carrière et choisi de s’inscrire à leur programme actuel par amour de la nature.

« J’étudiais en biologie et je cherchais un emploi d’été dans un domaine connexe, raconte Catherine. J’ai trouvé du travail sur une ferme. C’était dur, mais j’adorais ça. C’est là que le déclic s’est fait et que j’ai décidé de devenir agronome. Je n’étais plus certaine de vouloir me diriger vers la biologie lorsque j’ai découvert les métiers de l’agriculture grâce à mon travail à la ferme. »

Pour sa part, c’est après avoir obtenu son diplôme en théorie musicale à l’École de musique Schulich que Vincent s’est mis à rêver de grands espaces.

« C’est ma passion pour le jardinage qui m’a conduit sur cette voie, explique-t-il. J’adore faire des expériences dans mon jardin et je cherchais la meilleure façon de faire pousser mes plantes. J’ai commencé à consulter les recherches, mais j’ai vite compris qu’il me manquait une vraie formation scientifique pour comprendre comment tout cela fonctionnait. »

 

Un domaine, plusieurs possibilités

Vincent étudie les agents pathogènes végétaux et les interactions entre les plantes et la lumière au laboratoire d’un de ses professeurs, au campus Macdonald. Il est notamment responsable des plantes de la serre et de la gestion des éventuelles éclosions de pathogènes.

« Je m’occupe aussi de la culture et de la conservation des agents pathogènes, et je prépare les échantillons pour les analyses », précise-t-il.

Vincent s’intéresse davantage à la science des sols qu’aux agents pathogènes, mais il estime que son expérience de stage lui sera utile dans ce domaine également.

Catherine cherchait une activité qui viendrait enrichir les connaissances acquises dans le cadre de son travail à la ferme. Elle a donc postulé pour un stage rémunéré au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

« J’avais vraiment envie de passer du temps dehors pour profiter pleinement de l’été », explique-t-elle.

Les responsabilités de Catherine sont similaires à celles de Vincent, mais elle passe beaucoup plus de temps sur la route.

« Nous étudions les insectes et parfois les moisissures, ce qui m’oblige à me déplacer régulièrement aux quatre coins de la région pour prélever des échantillons et consigner des renseignements sur le site, ou récupérer les insectes capturés dans les pièges sur les fermes, explique-t-elle. J’ai réalisé que j’aime vraiment le travail à l’extérieur et le contact avec les plantes, parce que je peux voir les résultats. Je fais encore de la saisie de données au bureau les journées plus tranquilles, lorsque je n’ai pas à aller sur le terrain. »

Catherine accompagne également ses collègues sur le terrain afin de mieux comprendre le métier d’agronome.

« On nous présente les services offerts aux agriculteurs tout au long de l’année, mais j’ai maintenant la chance d’en découvrir les coulisses, en quelque sorte. Mon stage m’a permis de rencontrer les agriculteurs et de mieux comprendre leur réalité et les problèmes qu’ils doivent gérer. Jusqu’ici, c’est ce que je préfère de mon stage. »

 

Perspectives

Catherine et Vincent soulignent tous deux avoir une meilleure idée de leurs possibilités de carrière.

« Je sais maintenant à quoi ressemble la journée de travail d’un agronome du gouvernement, se félicite Catherine. J’ai travaillé directement avec les animaux et les plantes, et je me suis rendu compte que ce travail pratique correspondait davantage à mes attentes. »

De son côté, Vincent est très heureux d’avoir eu l’occasion de mieux comprendre le processus scientifique du laboratoire.

« Cette expérience m’a donné une bien meilleure idée de ce que je voudrais faire plus tard », affirme-t-il.