Les meilleurs étudiants convergent vers Montréal, pôle d’innovation en IA   

Grâce au secteur technologique en plein essor de la ville et aux liens étroits que l’Université McGill entretient avec des établissements de premier plan, comme Mila, les étudiantes et étudiants de premier cycle ont accès à une multitude d’expériences pratiques et de stages 
Ada Tur et Alex Guangyuan Wang

Véritable plaque tournante du divertissement, de l’informatique et des technologies propres, Montréal jouit d’une grande renommée comme pôle d’innovation technologique de calibre mondial. Ada Tur (B.A. 2026 en linguistique et B. Sc. 2026 en informatique) et Alex Guangyuan Wang (B. Sc.2026, cheminement Joint Honours en mathématiques et en informatique) ont choisi Montréal pour les travaux en intelligence artificielle qui y sont menés, plus particulièrement à Mila, l’Institut québécois d’intelligence artificielle.

« J’ai décidé de m’installer à Montréal en grande partie pour Mila. L’Institut a été fondé par le professeur Yoshua Bengio, considéré comme le parrain de l’IA. Je suis un grand admirateur », affirme Alex Guangyuan Wang, originaire d’Edmonton.

Mila a aussi attiré Ada Tur, qui souhaitait acquérir de l’expérience à l’Institut tout en poursuivant ses études de premier cycle.

« Au moment de choisir une université aux États-Unis, j’ai constaté que peu d’établissements pouvaient compter sur un institut externe comme Mila, qui collabore énormément avec les universités, explique Ada, originaire de la région de la Silicon Valley, en Californie. Je savais que Mila entretenait des liens étroits avec l’Université McGill, et j’aimais beaucoup l’idée d’y faire un stage et de travailler aux côtés des professeurs de l’Institut. »

Leur passage à Mila a porté ses fruits; les deux étudiants obtiendront leur diplôme cette année, et ils sont déjà les auteurs principaux d’articles de recherche publiés.

Mentorat et possibilités de recherche à l’Université McGill

D’abord tenté par des études en physique, Alex Guangyuan Wang a finalement choisi de se consacrer à l’apprentissage automatique. Dès sa première année à l’Université McGill, il a réussi avec brio un cours de niveau supérieur sur le sujet.

Depuis, il a reçu les conseils de la professeure Doina Precup, scientifique de renom en IA. Cet encadrement lui a permis de s’appuyer sur sa formation de premier cycle pour approfondir ses travaux sur l’apprentissage par renforcement, thème qu’il étudie depuis lors à Mila.

« Depuis mon arrivée à Mila, j’ai eu la chance de diriger les projets sur lesquels je travaillais, dit-il. Ces projets de recherche ont parfois été exigeants, mais l’encadrement des professeurs et des doctorants m’a été extrêmement précieux. On n’y acquiert pas seulement des compétences techniques : on apprend aussi à raisonner comme un chercheur. »

Ada Tur a, elle aussi, parlé à un professeur, qui l’a amenée à approfondir son étude des modèles de traitement automatique du langage fondés sur l’IA, qui suscitaient chez elle un vif intérêt.

« Je travaillais sur un projet de cours et mon professeur m’a proposé de collaborer avec un doctorant qu’il supervisait, car il menait des travaux similaires, raconte-t-elle. À la fin du cours, le doctorant et moi estimions sincèrement que ce travail pouvait être publié. J’ai donc demandé à mon professeur si je pouvais approfondir ce travail. C’est ainsi que j’ai pu poursuivre mes travaux pendant l’été, pour lesquels j’ai été rémunérée par Mila. »

Depuis le début de leur stage, Ada Tur et Alex Guangyuan Wang collaborent avec des chercheuses et chercheurs de Mila sur plusieurs projets qu’ils mènent tout au long de l’année. Ils jonglent souvent entre leurs obligations universitaires, la découverte de la vie à Montréal et leurs activités de recherche.

« Mon professeur dirige un laboratoire vraiment collaboratif à Mila, et il n’est pas rare qu’il accueille un étudiant de premier cycle pour travailler sur un projet de recherche pendant une session, ou pour approfondir un projet comme je l’ai fait », précise Ada Tur.

« Ici, les professeurs s’investissent vraiment dans les projets des étudiants. Ils suivent de près l’avancement des travaux et sont prêts à prendre le temps de discuter avec nous des tendances du secteur », ajoute Alex Guangyuan Wang.

 

Des perspectives prometteuses

À l’approche de la remise des diplômes, ils envisagent tous deux une carrière universitaire et souhaitent poursuivre leurs travaux de recherche.

« J’ai eu un coup de foudre pour la recherche, se réjouit Ada Tur. J’ai eu un aperçu de ce que serait la vie d’une doctorante. Chaque fois que je discute avec les doctorants du laboratoire, je sens qu’ils aiment vraiment ce qu’ils font; chose certaine, moi aussi, j’aime vraiment faire de la recherche. »

Alex Guangyuan Wang acquiesce : « J’aime vraiment la recherche. L’atmosphère universitaire à McGill est enivrante. Ici, je peux explorer des thèmes appelés à devenir des axes prioritaires pour le secteur émergent de l’IA. »

Pour l’instant, les deux étudiants poursuivent leurs travaux à l’Institut, tout en envisageant la suite de leur parcours après McGill.

« Si un sujet vous intrigue suffisamment, essayez de vous lancer dans un projet de recherche le plus tôt possible, conseille Alex Guangyuan Wang. La recherche change notre regard sur les choses. C’est pour cela qu’il est important de faire ce qui nous intéresse réellement. Entretenez cette passion : c’est elle qui vous permettra de vous distinguer dans n’importe quel domaine technique. »