
Au moment où les finissants et finissantes de la promotion du printemps 2026 de l’Université McGill s’apprêtent à monter sur scène pour recevoir leur diplôme, les onze majors de promotion s’expriment sur la réussite académique, mais aussi sur les relations et les communautés qui ont façonné leur parcours universitaire.
Dans toutes les facultés et disciplines, les étudiants et étudiantes décrivent l’Université McGill comme un lieu où leurs liens d’amitié se sont renforcés, où les mentors leur ont donné confiance en eux et où les moments d’incertitude se sont transformés en occasions d’épanouissement. Que ce soit dans les salles de cours, les laboratoires de recherche, les associations étudiantes ou durant les stages cliniques, beaucoup ont déclaré que ce sont les personnes qui les entouraient qui ont marqué leur parcours à l’Université.
Pour Aviva Wiseman, qui a terminé une maîtrise ès sciences appliquées en physiothérapie, ce sont les stages cliniques qui ont été les plus enrichissants.
« Ils m’ont complètement sortie de ma zone de confort et m’ont obligée à utiliser mes connaissances dans des situations concrètes, explique-t-elle. Mes superviseurs m’ont poussée à me dépasser sur le plan académique, m’ont encouragée à faire preuve d’autonomie et m’ont aidée à acquérir la confiance en moi qui m’est essentielle comme clinicienne aujourd’hui. »
Ryan Dvorak, futur titulaire d’un baccalauréat en kinésiologie (cheminement Honours), dit que le soutien de sa famille, de ses professeurs et de ses pairs a contribué à son épanouissement tant sur le plan académique que personnel.
« Tout ce que j’ai accompli pendant mes études de premier cycle, je le dois à l’aide que m’ont apportée ma famille et la communauté de McGill, précise-t-il. Mes pairs et mes professeurs, je ne les remercierai jamais assez. C’est grâce à leur soutien que je suis devenu la personne que je suis aujourd’hui. »
Erica Smenderovac, qui a obtenu son diplôme de docteure en médecine dentaire, a vécu une expérience semblable.
« Mon passage au programme de DMD à McGill a été rendu infiniment plus enrichissant grâce aux contributions, conscientes comme inconscientes, de mes mentors et de mes amis, » a‑t‑elle déclaré. « C’est tout à l’honneur de McGill d’avoir recruté, formé et soutenu des personnes aussi talentueuses et généreuses. L’apprentissage devient véritablement infini lorsqu’on demeure ouvert aux expériences et à l’expertise de ceux qui nous entourent. Je n’aurais pas obtenu mon diplôme en tant que clinicienne — et devenue la personne que je suis — sans eux. »
Pour David Oh, qui sera bientôt titulaire d’un baccalauréat en philosophie et en sciences politiques (cheminement Joint Honours), le mentorat et la collaboration dans le cadre du programme Charles-Taylor du Groupe d’études constitutionnelles ont transformé sa perception de la vie universitaire.
« Le programme m’a appris que le parcours universitaire n’est pas une aventure en solo, mais plutôt une expérience collaborative ancrée dans la communauté, confie-t-il. Mes pairs m’ont donné le courage et le coup de pouce dont j’avais besoin pour persévérer, et mes professeurs m’ont aidé avec patience et bienveillance à passer aux étapes suivantes de mon parcours. »
Oliver Abrams, qui obtiendra un diplôme de premier cycle en commerce, dit que les relations qu’il a nouées à McGill ont élargi ses horizons et l’ont soutenu tout au long de ses études.
« Mes pairs m’ont montré ce qu’il était possible de faire, mes professeurs m’ont ouvert de nouvelles perspectives et ma famille a été mon pilier. Je pouvais toujours compter sur ces personnes, quoi qu’il arrive. »
Des expériences qui font grandir
De nombreux majors de promotion ont confié que le fait de sortir de leur zone de confort leur avait permis de s’épanouir durablement sur le plan personnel.
Nicholas Chou, qui a terminé un baccalauréat en sciences de l’agriculture et de l’environnement, raconte que les quarts débutant à 5 h à l’étable de vaches laitières du campus Macdonald lui ont appris la résilience et lui ont fait gagner confiance en lui.
« Le fait de devoir être là aussi tôt, quelles que soient les conditions, m’a beaucoup appris sur la ténacité, la constance et la capacité à assumer mes responsabilités, même quand c’est difficile, confie-t-il. Travailler avec des animaux aussi imposants m’a poussé hors de ma zone de confort et m’a permis de gagner une réelle assurance pour agir et prendre des décisions au quotidien. Avec le temps, ces responsabilités sont devenues une source de fierté et ont grandement contribué à forger mon éthique professionnelle et à faire de moi la personne que je suis aujourd’hui. »
Harantxa Jean, diplômée d’un baccalauréat spécialisé en développement international avec une mineure en littérature française, avait un message semblable.
« Devenir jeune ambassadrice de l’UNICEF Canada, présenter des recommandations politiques aux Nations Unies avec la délégation consultative jeunesse de McGill, diriger la section Culture du Délit ou partir en échange à Sciences Po Paris : mon parcours a été jalonné de moments marquants qui m’ont constamment poussée hors de ma zone de confort. »
Philippe Leblond, qui sera bientôt titulaire d’un baccalauréat en génie des bioressources, raconte qu’il a vécu l’une des expériences marquantes de son passage à McGill lorsqu’un professeur l’a encouragé, pendant un stage de recherche estival, à participer à la relance d’une équipe de compétition de robotique, inactive depuis la pandémie. Même s’il n’avait aucune expérience en robotique, il décidé de relever le défi.
« J’ai saisi cette occasion et j’ai appris surtout par moi-même, parce qu’il ne restait que très peu de personnes qui avaient de l’expérience en robotique sur le campus, explique-t-il. J’ai appris à me former et à trouver seul mes réponses, ce qui a été essentiel à ma réussite. »
Madison Albert, qui a terminé un baccalauréat en sciences politiques et en études sur le genre, la sexualité, le féminisme et la justice sociale (cheminement Joint Honours), a évoqué l’importance de mettre en place de nouveaux des systèmes de soutien à l’Université.
« Autour de moi, je vois ces formidables réseaux d’amis, groupes d’étude et familles improvisées qui se créent à McGill et qui aident à réparer, entretenir et nourrir les liens communautaires, dit-elle, en particulier dans les moments difficiles « où les gens risquent le plus de passer entre les mailles du filet ».
Pour Sam Snyders, futur titulaire d’un baccalauréat en art dramatique et en théâtre, une publication sur Instagram l’a conduit à passer une audition pour la production Legally Blonde: The Musical de l’Arts Undergraduate Theatre Society (AUTS) alors qu’il était en deuxième année, expérience qui a marqué profondément son passage à McGill.
« L’AUTS m’a permis de rencontrer certains de mes meilleurs collaborateurs et amis, qui sont tous extrêmement talentueux et motivés, souligne-t-il. Grâce à ce qu’ils m’ont appris, je suis non seulement un meilleur artiste, mais aussi une meilleure personne. »
Confiance en l’avenir
Les majors de promotion ont également évoqué l’optimisme avec lequel ils envisagent l’avenir, malgré leurs inquiétudes liées à la polarisation politique, à l’épuisement personnel, au changement climatique et à l’isolement social croissant.
Jessica Keer Li, qui obtiendra un baccalauréat en droit civil et Juris Doctor, dit que son passage à McGill lui a fait prendre conscience de l’importance de l’empathie et de l’engagement envers les autres.
« À la Faculté de droit, on apprend la notion de diligence raisonnable : ce qu’une personne devrait faire, en toute bonne foi, compte tenu des circonstances. L’indifférence morale est la voie de la facilité, surtout lorsque les exigences professionnelles s’accumulent ou que la situation mondiale semble insurmontable. Mais je pense que personne ici n’a choisi la voie du moindre effort. »
De nombreux majors de promotion ont encouragé les nouvelles personnes étudiantes à rester ouvertes aux possibilités inattendues, à explorer des avenues en dehors de leur programme d’études et à participer à la vie étudiante.
« Restez curieux, gardez l’esprit ouvert et laissez-vous surprendre, ajoute Jessica Keer Li. Soyez disposés à accueillir les surprises que McGill pourrait vous réserver. »
Finissants et finissantes de 2026 de l’Université McGill et cérémonie durant laquelle ils et elles prendront la parole :
- Erica Smenderovac : Sciences de la santé « A » – 26 mai, à 10 h
- Aviva Wiseman : Sciences de la santé « B » – 26 mai, à 15 h
- Oliver Abrams : Gestion – 27 mai, à 10 h
- Jessica Li : Droit et Musique – 27 mai, à 15 h
- Ryan Dvorak : Éducation – 1 juin, à 10 h
- Sam Snyders : Arts « A » – 1 juin, à 15 h
- Madison Albert : Arts « B » – 2 juin, à 10 h
- Harantxa Jean : Arts « C » – 2 juin, à 15 h
- David Oh : Arts « D » – 3 juin, à 10 h
- Philippe Leblond : Sciences de l’agriculture et de l’environnement « A » – 4 juin, à 10 h
- Nicolas Chou : Sciences de l’agriculture et de l’environnement « B » – 4 juin, à 14 h 30