
Le tout premier Forum sur les relations internationales de McGill a mis en évidence l’identité de l’Université à titre d’établissement solidement ancré dans son milieu qui, depuis des siècles, met en relation des personnes, des idées et des communautés partout dans le monde.
À cette occasion, la professeure Anja Geitmann, vice-rectrice aux relations internationales, a lancé deux initiatives qui témoignent d’un engagement renouvelé à faire progresser le savoir et la coopération avec des partenaires du monde entier :
Le Cadre stratégique des relations internationales 2026-2031 a pour but l’harmonisation des initiatives internationales menées par le corps enseignant autour des valeurs communes que sont l’excellence, l’équité, le développement durable et la reconnaissance des systèmes de savoirs autochtones.
Le Fonds pour les initiatives stratégiques en relations internationales de l’Université McGill financera des initiatives internationales menées par le corps professoral qui sont susceptibles de prendre de l’ampleur et de générer des retombées importantes. On doit sa création à Ram Panda, ancien président du Conseil des gouverneurs de l’Université McGill.
Tenu le 22 avril sur le campus du centre-ville et organisé par le Bureau des relations internationales, le Forum a réuni des universitaires, des diplomates et des dirigeants d’établissement autour du thème « Les relations internationales, vecteur de coopération mondiale ». Plus de 100 participantes et participants, dont 30 membres d’un corps diplomatique représentant 16 pays, ont participé à cette rencontre au cours de laquelle l’Université McGill a réaffirmé son engagement à promouvoir la collaboration, le dialogue et la recherche de solutions communes aux défis mondiaux.
Graham Barber, directeur des relations internationales, a donné le coup d’envoi à l’événement en rappelant que l’Université McGill se trouve sur un territoire qui a longtemps été un lieu de rencontre et d’échange pour de nombreuses Premières Nations, et sur lequel les peuples du monde se réunissent aujourd’hui. Cette déclaration a donné le ton à un événement axé sur le dialogue constructif, le respect et l’établissement de relations durables.
La professeure Geitmann a poursuivi sur cette lancée en soulignant la responsabilité particulière qui incombe aujourd’hui aux universités.
« Les universités sont appelées à produire des connaissances, mais aussi à rassembler, à créer des liens et à collaborer au-delà des frontières, de manière ciblée, réciproque et axée sur le bien commun », a-t-elle déclaré.
Les membres du corps diplomatique ont échangé leurs points de vue avant de présenter des experts de McGill dont les travaux témoignent de l’influence de l’Université à l’échelle internationale.
Muhsin Syihab, ambassadeur de l’Indonésie au Canada, a évoqué plus de 50 ans de collaboration entre l’Université McGill et l’Indonésie, la qualifiant d’« histoire vivante marquée par la solidarité, la recherche conjointe et les milliers de professionnels indonésiens dont la carrière a été en partie façonnée ici, à Montréal ».
Évoquant le Programme des futurs leaders EAU-Indonésie, dont la création a été annoncée récemment, il a souligné que « les réalisations de ce genre permettent de transformer les discours diplomatiques en résultats tangibles », et a dit souhaiter que le Forum serve de « véritable catalyseur d’un partenariat accru dans l’Indo-Pacifique et en Asie du Sud-Est ».
Le professeur Vivek Venkatesh, doyen de la Faculté des sciences de l’éducation, a parlé de l’accent mis sur le renforcement des capacités nationales en éducation, en santé, en développement durable et en génie.
L’initiative a également mis en évidence l’importance des partenariats interrégionaux, notamment du rôle de premier plan que jouent les Émirats arabes unis dans les efforts de collaboration en Indonésie.
La professeure Dora Francisca Edu-Buandoh, haute-commissaire du Ghana au Canada, a parlé du Collectif Nkabom et précisé qu’en langue akan du Ghana, le mot « nkabom » signifie « unité » et « solidarité ».
« Ces mots ne représentent pas seulement les objectifs de cette collaboration à long terme ancrée dans la communauté, a-t-elle indiqué. Ils évoquent des choix personnels qui déterminent si la collaboration est de nature transactionnelle ou transformationnelle. »
Pierre Brunache Jr., directeur du Secrétariat du Collectif Nkabom, a souligné que les retombées de l’initiative – renforcement des établissements, élargissement des perspectives et apprentissage sur un pied d’égalité avec les partenaires – découlent de relations authentiques.
Au nom du Haut-Commissariat de l’Inde, le premier secrétaire Tarun Kumar a présenté le professeur Madhukar Pai, dont les travaux témoignent de plusieurs décennies de collaboration entre l’Inde et le Canada dans le domaine de la santé mondiale. Le professeur Pai a évoqué la responsabilité éthique, soulignant que « les universités d’élite du Nord, qui sont privilégiées, ont un devoir indéniable envers le reste du monde », et ajouté que l’éducation et les partenariats à long terme comptent parmi les moyens les plus efficaces de redonner à la communauté.
Au nom du Consulat général de France à Québec, Nicolas Douay, attaché de coopération scientifique, a présenté le professeur Laurent Mydlarski, codirecteur du baccalauréat en génie international. Ce programme, élaboré en collaboration avec CentraleSupélec, prépare les étudiantes et étudiants à travailler dans divers contextes interculturels, interdisciplinaires et sociétaux.
La table ronde qui a suivi, animée par la professeure Sonia Laszlo, vice-doyenne à la recherche, à l’équité, à la diversité et à l’inclusion de la Faculté des arts, a porté sur la pérennité des partenariats internationaux rendue possible grâce à l’humilité, à l’écoute des réalités locales et à l’engagement des établissements. Cette discussion a renforcé une conviction commune : une collaboration fondée sur la confiance et la réciprocité peut faire progresser les connaissances tout en améliorant les conditions de vie.