Le pow-wow de McGill célèbre 25 ans de communauté et de rapprochements 

Le rassemblement annuel rend hommage aux cultures et aux traditions autochtones par la musique, la danse, la gastronomie et la création d’expériences communes 
La danseuse principale Amanda Laroque entourée d’enfants du primaire pendant la danse intertribaleOwen Egan/Joni Dufour

Le 18 septembre, des centaines de personnes se sont réunies sous le grand chapiteau installé sur le campus Macdonald de McGill à l’occasion du 25e Pow-wow annuel de l’Université, une journée dédiée à la danse, aux tambours, à la gastronomie et à l’esprit communautaire, organisée en partenariat avec le Collège John Abbott.

« Cette année, le pow-wow revêt une signification toute particulière puisqu’il marque également le début des 15es Semaines annuelles de sensibilisation aux cultures autochtones de McGill », a déclaré Celeste Pedri-Spade, vice-provost aux initiatives autochtones de McGill.

Au-delà de la musique, de la danse et des célébrations, le pow-wow constitue, selon elle, une occasion précieuse de rassembler les gens.

« Des événements comme celui-ci sont si importants parce qu’ils nous donnent l’occasion de nous réunir en dehors des espaces universitaires habituels », a-t-elle expliqué.

Parmi les centaines de personnes ayant répondu à l’invitation figuraient des étudiantes et étudiants des campus du centre-ville et Macdonald de McGill, du Collège John Abbott, de l’école secondaire Macdonald et de l’école Saint-Georges. Réunies sous le chapiteau, elles ont assisté aux prestations de danseurs et danseuses en tenue traditionnelle, ainsi qu’aux performances de joueurs de tambours et de chanteurs. Des artisans et commerçants de la région proposaient également des mets traditionnels, de l’artisanat et une variété d’autres produits, offrant ainsi d’autres occasions de découvrir et d’en apprendre davantage sur les cultures autochtones.

L’évolution du pow-wow

Ray Deer, diplômé de McGill, vétéran des Forces armées canadiennes et américaines et vétéran en chef de l’événement, participe au pow-wow de McGill depuis ses débuts, alors qu’il se tenait sur le campus du centre-ville de l’Université. Il s’est réjoui de l’ampleur de l’événement.

« C’est formidable de voir à quel point le pow-wow a grandi », a affirmé M. Deer. « [Le campus Macdonald] est un endroit idéal, et l’affluence est incroyable. »

Il s’est dit particulièrement heureux de voir autant de jeunes parmi les participants.

« Ce sont eux qu’il faut attirer », a-t-il souligné. « Il est important d’enseigner notre culture à la jeune génération et de lui montrer que nous existons. Nous continuons de considérer ce territoire comme le nôtre, mais nous voulons travailler ensemble. »

Deer a observé avec un large sourire le moment où les danseurs ont invité les spectateurs à se joindre à la danse intertribale.

Initialement constitué de seulement quelques participantes et participants, le cercle a rapidement pris de l’ampleur, alors que des dizaines de personnes, allant des enfants d’âge primaire aux personnes âgées, se joignaient à la danse. Peu de temps après, le nombre de danseurs dépassait le nombre de spectateurs.

Ce geste simple résumait parfaitement l’esprit de la journée : une invitation à franchir une frontière, à participer et à tisser des liens.

Se rassembler dans un esprit de réconciliation

Angela Campbell, provost et vice-rectrice principale aux études de McGill, a souligné l’importance de ce rassemblement comme expression concrète des efforts de réconciliation de l’Université.

« Chaque année, ce rassemblement prend de l’ampleur, et chaque année, il nous rappelle que la réconciliation se construit par les relations, l’apprentissage et l’écoute, ainsi que par des actions significatives qui renforcent nos liens les uns avec les autres et avec les communautés autochtones », a déclaré Mme Campbell.

Elle a notamment rappelé les efforts continus de McGill en ce sens, y compris les 52 appels à l’action publiés en 2017 par le Groupe de travail du provost sur les études et l’éducation autochtones, ainsi que des initiatives plus récentes visant à soutenir les étudiantes et étudiants autochtones, la recherche et la création de savoirs autochtones, de même que la représentation autochtone au sein de l’Université.

Mais en cette journée ensoleillée de septembre, la réconciliation n’était pas seulement un sujet de discussion. Elle prenait une forme concrète: la musique et la danse, des conversations et des repas partagés, des personnes de générations et de cultures différentes dansant sous un même chapiteau.