Le Collège de mentorat aux études supérieures de l’Université McGill accompagne les personnes étudiantes se destinant à une carrière universitaire

College of Graduate Mentorship 2024 welcome reception
Membres du Collège de mentorat aux études supérieures en compagnie de Josephine Nalbantoglu, doyenne aux études supérieures et postdoctorales, lors de la réception de bienvenue en octobre 2024.

Le Collège de mentorat aux études supérieures de l’Université McGill, qui entame sa troisième année d’existence, jumelle à des membres du corps professoral d’une autre discipline des personnes en dernière année de doctorat ou au postdoctorat qui souhaitent entreprendre une carrière universitaire. Les personnes qui souhaitent offrir du mentorat peuvent proposer leur candidature dès maintenant. Les doctorantes et doctorants et les postdoctorantes et postdoctorants pourront s’inscrire au programme en août; les jumelages auront lieu en septembre.

Près de 200 stagiaires de l’Université McGill ont profité de cette initiative du Décanat des études supérieures et postdoctorales.

La cohorte 2024-2025 était composée de 95 personnes mentorées et de 63 mentors. Mentor et mentoré se rencontrent virtuellement ou en personne au moins deux fois par session, reçoivent une formation sur les meilleures pratiques en contexte de mentorat et sont invités à des activités sociales.

Pour la doyenne aux études supérieures et postdoctorales, Josephine Nalbantoglu, le Collège a pour mission d’aider les doctorants et postdoctorants à préparer leur carrière, mais aussi de construire des communautés résilientes.

« Nous savons que la transition est difficile. Les personnes qui étudient au doctorat et au postdoctorat se consacrent corps et âme à leurs recherches et doivent en même temps penser à se trouver un emploi. Elles sont souvent assez isolées, explique Josephine Nalbantoglu. Nous voulions que les stagiaires puissent apprendre d’autres personnes qui ont déjà été à leur place. »

 

Relations interdisciplinaires

Caractéristique importante du programme : les personnes mentorées sont jumelées à des membres du corps professoral appartenant à une unité différente de celle de leur superviseur, ce qui fait du mentorat une ressource complémentaire.

Pour le mentor Daniel Pratt, professeur adjoint en langues, littératures et cultures, cette structure permet des discussions plus franches et plus naturelles.

« Pour les étudiants, c’est différent de parler à quelqu’un qui n’a aucun lien avec leurs travaux. Comme je ne porte pas de jugement, mes mentorés me confient facilement leurs préoccupations », indique le professeur Pratt.

Ancien mentoré et professeur adjoint nouvellement embauché à l’Université de Toronto, Minghan Xu partage cet avis. Pour se préparer à sa recherche d’emploi, il a tiré parti des perspectives complémentaires de son superviseur et de son mentor.

« Je pense qu’il est utile d’être en relation avec quelqu’un hors de son domaine de recherche. C’était vraiment agréable de parler avec [mon mentor,] et nous n’avions aucun conflit d’intérêts. D’ailleurs, il venait d’être embauché. Je voulais me trouver un emploi et il venait de passer par là, alors nous avions de quoi discuter », se souvient Minghan Xu.

 

Nouvelles perspectives

En plus de donner lieu à des discussions plus libres, les rencontres interdisciplinaires contribuent à briser le cloisonnement universitaire et à apporter de nouvelles perspectives.

Professeure distinguée James-McGill émérite en études intégrées en sciences de l’éducation et membre de la Société royale du Canada, Ratna Ghosh aime partager sa longue expérience avec la personne qu’elle mentore. Elle parle entre autres de la façon de s’y retrouver dans les hiérarchies universitaires et de l’équilibre entre le travail et la vie de famille avec de jeunes enfants. La professeure Ghosh attire également l’attention sur des avenues moins connues, comme le programme de la Société royale du Canada pour les jeunes chercheurs.

« Cet éventail de possibilités m’a manqué lorsque je faisais mon doctorat », confie-t-elle.

Pour les mentorés, le simple fait de s’entretenir avec une personne à l’oreille attentive est souvent bénéfique.

« Le mentorat est précieux, dit Jessica Bennett, doctorante en chimie mentorée. Je me sens épaulée par ces personnes qui ont eu le même parcours que moi et qui mènent une carrière universitaire à travers les aléas de la vie. »

Jessica a cosigné un article dans la revue Affaires universitaires sur son expérience de mentorat. Elle a trouvé enrichissant d’entendre les récits de personnes ayant des points de vue différents.

« En fait, le mentorat, ce sont des échanges constructifs et des leçons que nous pouvons apprendre des autres et enseigner aux autres », conclut Jessica.

Pour en savoir plus, consulter le site Web du Collège de mentorat aux études supérieures. Les personnes qui souhaitent devenir mentors peuvent présenter leur candidature dès maintenant. La date limite pour le faire est le 20 juillet 2025. Cliquer ici pour remplir une demande.