
L’Université McGill a accueilli cette semaine une délégation suisse, à l’occasion du Sommet sur la diplomatie scientifique qui s’est tenu à Montréal du 15 au 18 juin. Cette visite, organisée par le Bureau des relations internationales, a réuni des hauts dirigeants suisses et de l’Université McGill afin d’explorer de nouvelles pistes de collaboration dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la mobilité des talents.
La délégation suisse comprenait Martina Hirayama, secrétaire d’État à l’Éducation, à la Recherche et à l’Innovation, et Olaf Kjelsen, ambassadeur de Suisse au Canada, ainsi que des responsables d’instituts de recherche et d’organismes de financement suisses. Leur visite à l’Université McGill s’est déroulée en marge du Sommet sur la diplomatie scientifique, coorganisé par l’Université de Montréal, l’Université de Calgary et l’Université McGill, en partenariat avec les Fonds de recherche du Québec (FRQ), l’ambassade de Suisse au Canada et le Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA).
« La Suisse est un partenaire exceptionnel, et cette visite témoigne de la vigueur et de la profondeur de nos relations », a déclaré Anja Geitmann, vice-rectrice aux relations internationales.
« À McGill, nous nous engageons à établir des partenariats durables et porteurs d’impact qui relient les écosystèmes de la recherche, des talents et de l’innovation. Des rencontres stratégiques comme celle-ci nous permettent de mettre en relation nos communautés scientifiques et de créer les conditions d’une collaboration durable, susceptible de croître au fil du temps », a ajouté la professeure Geitmann.
Le Cadre stratégique des relations internationales 2026-2031 de l’Université McGill met l’accent sur des partenariats internationaux robustes et réciproques qui favorisent l’excellence en recherche, encouragent la mobilité et contribuent à l’élaboration de solutions à l’échelle mondiale. Il positionne l’université comme un « établissement de premier plan à l’échelle mondiale, solidement ancré dans son milieu », tirant parti de la collaboration internationale pour relever les défis mondiaux complexes tout en renforçant les écosystèmes d’innovation du Québec et du Canada.
Les discussions ont porté sur les atouts communs et les opportunités dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la génomique et les sciences de la vie, la recherche polaire, ainsi que la transformation de la recherche en innovation. La visite a également compris une visite guidée du Centre de génomique de McGill, sous la conduite du professeur Vincent Mooser, titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada en médecine génomique, au cours de laquelle les participants ont échangé sur la médecine de précision et la collaboration interdisciplinaire en recherche.
Cette visite a mis en évidence le rôle de McGill en tant qu’acteur mondial, apte à rassembler des leaders du monde universitaire, des pouvoirs publics et de la recherche afin de faire avancer des priorités communes. « Dans un contexte international de plus en plus complexe, les universités jouent un rôle essentiel pour maintenir la collaboration, instaurer la confiance et faciliter les échanges de connaissances par-delà les frontières », a déclaré Dominique Bérubé, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation, qui a ouvert la discussion en la situant dans le contexte du Plan de recherche stratégique 2026-2031 de l’Université McGill et en soulignant l’importance de soutenir les capacités souveraines du Canada et ses partenariats internationaux.
Les discussions ont également mis en lumière l’intérêt croissant pour le renforcement des liens de recherche entre le Canada et l’Europe, notamment par le biais du programme Horizon Europe et d’autres initiatives multilatérales. Les participants ont souligné l’importance d’aligner les atouts en matière de recherche, de soutenir la mobilité et de développer des parcours allant de la découverte à l’innovation.
« Pour McGill, cette visite a confirmé l’intérêt pour des collaborations durables et stratégiques avec des partenaires qui partagent notre engagement envers l’excellence, l’ouverture et l’impact sociétal », a déclaré Dominique Bérubé. « Des événements comme celui-ci, ainsi que le Sommet sur la diplomatie scientifique, démontrent le rôle essentiel que jouent les universités en tant que catalyseurs de la collaboration et dans la mise en place d’un écosystème de recherche mondial plus connecté, plus innovant et plus résilient. »