Ella Moser : une boursière Loran rassembleuse et désireuse de faire tomber les préjugés en santé mentale

Grâce à ses qualités de leader et à sa détermination à toute épreuve, cette Néo-Écossaise née à Montréal a remporté l’une des bourses de premier cycle les plus prestigieuses du Canada
Ella Moser, nouvelle boursière Loran de l’Université McGill

Ella Moser a toujours été une rassembleuse. La toute nouvelle boursière Loran de l’Université McGill a à son actif de solides antécédents de leadership ancré dans l’empathie, la créativité et la volonté de tisser des liens significatifs partout où elle passe.

La bourse Loran est l’une des bourses de premier cycle les plus prestigieuses du Canada. Elle récompense les jeunes qui non seulement excellent à l’école, mais également démontrent une grande force de caractère, un profond désir d’œuvrer pour le bien commun et la capacité de diriger avec compassion et intégrité.

Or, Ella Moser fait de la sensibilisation en santé mentale depuis le secondaire et a également lancé un programme intergénérationnel de lutte contre la solitude chez les personnes âgées.

 

Maladie mentale : pour faire tomber les préjugés

Ella était responsable du dossier de la santé mentale à son école secondaire, la Horton High, située à Wolfville, en Nouvelle-Écosse. À ce titre, elle s’est employée à faire tomber les préjugés et à faire de l’école un milieu plus compréhensif. À cet égard, l’une de ses initiatives les plus marquantes est la mise en place des « Affirmation Stations », soit des lieux où élèves et membres du personnel enseignant pouvaient rédiger et échanger des notes d’encouragement.

« Mon objectif est d’informer dans le respect afin d’amener les gens à percevoir la santé mentale de façon moins négative, à se montrer plus compréhensifs », explique-t-elle.

 

L’importance des liens intergénérationnels

Ella croit que les petits gestes d’attention peuvent avoir un effet durable, surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans une culture de bienveillance.

Forte de cette conviction, elle a lancé Positivity Pals, programme intergénérationnel de lutte contre la solitude chez les personnes âgées. C’est en faisant bénévolement des visites amicales en centre de soins palliatifs et en CHSLD qu’elle a constaté à quel point les bénéficiaires étaient esseulés.

« L’été dernier, j’ai lancé Positivity Pals, un programme intergénérationnel qui met en relation des jeunes de Wolfville, notamment des filles du mouvement Guides du Canada, avec des personnes âgées de notre localité », explique-t-elle. À l’aide de notes manuscrites, d’objets artisanaux rigolos et de projets artistiques créatifs, Ella et son équipe se sont portées à la rencontre de personnes âgées dans des résidences de leur patelin. La réaction a été fort chaleureuse. Elle compte maintenant étendre le programme à Montréal et continuer ainsi à tisser des liens entre les générations.

 

Un retour aux sources

Bien qu’elle ait grandi en Nouvelle-Écosse, Ella s’est toujours sentie très proche de Montréal : elle est née ici et venait régulièrement rendre visite à sa famille.

« C’était très important pour moi de revenir à mes racines, souligne-t-elle. Et, bien sûr, la réputation internationale de McGill a également été un facteur déterminant. »

Elle s’est inscrite à la Faculté des sciences et se dirige vers une spécialisation en neurosciences.

Les boursiers Loran ont accès à un programme complet de quatre ans axé sur le leadership, à une exemption des droits de scolarité, à du soutien financier et à un réseau de pairs et de mentors.

 

Persévérance et empathie

Ella est également une athlète. En effet, elle pratique l’unihockey, sport intérieur qui rappelle le hockey et est encore peu connu au Canada. Le printemps dernier, elle a représenté son pays aux championnats du monde d’unihockey féminin U19 à Lahti, en Finlande. L’équipe canadienne n’a remporté aucun match, certes, mais l’expérience s’est néanmoins révélée fort enrichissante.

« Nous avions affaire à des adversaires de taille, mais nous nous sommes battues jusqu’à la fin, se remémore-t-elle. Ce tournoi m’a appris à persévérer, même lorsque la victoire semble inaccessible. »

 

Destination : la médecine

Ella souhaite faire carrière en médecine en faisant porter ses efforts, plus précisément, sur la compassion dans la prestation de soins.

« J’aime l’idée de pouvoir changer les choses non seulement en traitant des maladies, mais aussi en contribuant à la mise en place d’un système de santé plus empathique », dit-elle.

Chose certaine, à l’aube de son parcours mcgillois, Ella Moser sait parfaitement ce qu’elle veut faire de sa vie et comment elle souhaite changer le monde.

Le printemps dernier, Ella Moser a représenté Canada aux championnats du monde d’unihockey féminin U19 à Lahti, en Finlande.