Christopher Manfredi dresse le bilan d’une décennie de projets et d’avancées

Le provost et vice-recteur principal aux études sortant met en valeur les réalisations de son équipe
Christopher Manfredi
Christopher ManfrediOwen Egan/Joni Dufour

En 2015, lorsqu’il a pris ses fonctions de provost et vice-recteur principal aux études à l’Université McGill, Christopher Manfredi savait qu’il aurait à faire face à des imprévus.

« Même si je m’y attendais, j’ai été étonné par l’extraordinaire diversité des problèmes soumis au provost », confie-t-il.

« Presque tous les dossiers – affaires académiques comme questions administratives – aboutissent sur le bureau du provost. Le défi intellectuel que représente la résolution de tous ces casse-têtes a été des plus stimulants. »

En effet, le mandat de Christopher Manfredi aura été pour le moins mouvementé. Parmi les défis marquants de son mandat, il mentionne l’obtention du feu vert pour le futur Parc du développement durable de l’Université McGill et la gestion du retour à l’enseignement en présentiel après la pandémie.

Il y a eu beaucoup de changements au cours de la dernière décennie, mais « McGill a eu la chance de continuer d’accueillir une population étudiante remarquable et de pouvoir compter sur des dirigeants dévoués, tant au sein de l’établissement que dans la communauté externe. L’Université a toujours reçu un soutien très fort, et ça n’a pas changé. », souligne Christopher Manfredi.

La promotion de l’excellence

Le provost sortant est fier des réalisations qu’il a menées à bien malgré les turbulences – changements aux politiques gouvernementales, contraintes financières, conflits mondiaux – qu’a traversées la haute direction au cours des dernières années.

Grâce au soutien de son prédécesseur, Anthony Masi, et de la Fondation Max Bell, Christopher Manfredi a atteint dès 2017 un de ses objectifs : créer une école de politique publique.

Une autre de ses priorités était la promotion de l’érudition autochtone et le positionnement de l’Université McGill comme meilleur établissement d’enseignement supérieur en éducation autochtone à l’est de la frontière Manitoba-Ontario.

« C’est un processus complexe qui prendra du temps, concède Christopher Manfredi, mais j’estime que nous sommes sur la bonne voie. »

En 2017, le Groupe de travail du provost sur les études et l’éducation autochtones a défini les 52 appels à l’action de l’Université McGill à l’égard de la vérité et de la réconciliation. En 2022, Celeste Pedri-Spade a été nommé vice-provost aux initiatives autochtones et, en 2024, une nouvelle Initiative d’exemption des droits de scolarité a été lancée.

« Nous n’avons pas encore accueilli autant d’étudiants et d’étudiantes autochtones que je le voulais, admet Christopher Manfredi, mais nous avons fait beaucoup de progrès à l’égard de la vérité et de la réconciliation. »

Le Pr Manfredi souligne le travail accompli par l’Université McGill pour l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI), notamment la mise en œuvre du premier Plan stratégique en matière d’EDI et l’atteinte de la parité dans les décanats.

« Je suis fier de nos accomplissements et de notre utilisation de l’EDI comme levier pour devenir une meilleure université et recruter des talents qui auraient pu nous échapper. Nous avons réussi à faire progresser la diversité à tous les égards, sans jamais perdre de vue notre critère ultime : l’excellence. »

Pour la suite des choses

Le PManfredi aurait aimé pouvoir pousser plus loin certains projets, comme le projet Fiat Lux des Bibliothèques et la construction d’un pavillon de recherche au campus Macdonald, bloqués par des contraintes budgétaires.

Il confie aussi qu’il aurait aimé continuer à enseigner, mais que les exigences du poste de provost ne lui permettaient pas de le faire.

« Pour moi, l’enseignement est au cœur du rôle de professeur, et les échanges en classe m’ont permis de beaucoup mieux comprendre les attentes et les préoccupations de nos étudiants et étudiantes. »

Christopher Manfredi a déclaré qu’une fois qu’Angela Campbell aura pris le relais au poste de provost, le 1er février, il mettra à jour son bagage universitaire avant de retourner à la recherche; pas question de prendre sa retraite ni de quitter McGill.

« À ce poste dans la haute direction, j’ai pu redonner à un établissement qui m’a offert une si belle carrière. J’aimerais aussi exprimer ma reconnaissance envers les personnes qui m’ont guidé et épaulé, et avec qui j’ai travaillé à différents projets. »

Christopher Manfredi a rendu hommage à Suzanne Fortier et Deep Saini, la rectrice et le recteur avec qui il a travaillé, ainsi qu’aux autres vice-recteurs et vice-rectrices, aux doyens et doyennes, ainsi qu’aux membres du personnel.

« Angela Campbell et son équipe ont toute ma confiance. Les personnes qui travaillent au Pavillon James – membres de la haute direction et personnel de soutien – sont hautement compétentes et font preuve d’un profond dévouement à l’égard de l’Université. »